Traité de la Source Inépuisable de la Lumière Suprême. Suivi de : La Découverte du Trésor de l'Art Hermétique. Deux manuscrits alchimiques inédits du XVIIIe siècle édités et présentés par Alexandre de Dánann (Codice: 978-88-7252-453-4)

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Alexandre de Dánann présente ici deux textes alchimiques manuscrits inédits d’un énigmatique hermétiste français du XVIIIe siècle qui se fit connaître sous le nom de « Philovite ô Uraniscus, Cosmocole », comme il l’explique lui-même à la fin de son traité le plus connu, La Vérité sortant du puits hermétique, ou La vraye quintessence solaire et lunaire (1783).

Philovite est également l’éditeur du quatrième volume du bien connu recueil de textes hermétiques Bibliothèque des philosophes, alchimiques, ou hermétiques… (Paris 1754) dont la première partie comprend, entre autres, le Traité de l’en-trée ouverte au palais fermé du roi d’Irénée Philalèthe ; et la seconde contient une série de textes dont Philovite est l’éditeur ou même l’auteur, tels que le Traité d’un Philosophe Inconnu sur l’œuvre hermétique, et la Lettre philosophique de Philovite à Héliodore dont l’Avertissement au lecteur définit l’auteur « Un Philosophe Inconnu ».

D’autres éléments pour la connaissance de cet hermétiste nous proviennent d’une rare planche maçonnique de 1788 gravée ayant pour titre : Étrennes aux amateurs de la vie, composée, d’après la description de Dorbon, de « deux grands tableaux formés de figures concentriques, l’un illustrant la thèse théosophique avec des légendes tirées de l’Ecriture Sainte, l’autre exposant l’œuvre de la transmutation hermétique avec des citations extraites des traités du Cosmopolite ».

La planche est « dédiée à Philovite par son disciple et ami Christophe Teduahc, apprenti de la Loge St-Jean » ; où ce bizarre nom Teduahc n’est qu’une anagramme de Chaudet : Christophe Chaudet, un hermétiste connu rien moins que par Fulcanelli, qui le cite dans Le Mystère des Cathédrales en tant que réalisateur, en 1787, du dessin d’un vitrail représentant l’écusson symbolique de Saint-Thomas d’Aquin (XIIIe siècle). Canseliet le reproduira en 1964 dans Alchimie, en pré-cisant que Jean-Julien Champagne l’avait copié d’après le dessin de Chaudet.

Quant aux deux traités d’alchimie inédits de Philovite ici présentés, le premier, le Traitté de la source inépuisable de la lumière suprême « précieux manuscrit du XVIIIe siècle » que son auteur « ne voulut jamais faire imprimer, comme trop dévoilé », est-il fondé sur le fait que l’Alchimie est une opération divine car elle imite l’Œuvre du Créateur. Dans cela, le Feu solaire a le rôle prédominant : « c’est le feu céleste qui à l’aide de l’artificiel œuvre et travaille, la mature et porte à sa perfection sans aucune manipulation de l’Artiste ; en cela consiste et est renfermée toute la Science divine des Sages et tout le secret de l’Œuvre ». Le trésor à rechercher est la Médecine universelle.

Le second, La découverte du trésor de l’art hermétique, ou le fils du bélier aurifique et argentifique, viatique des sages, un très curieux manuscrit sur parchemin portant les dates de 1750 et 1753, contient l’Œuvre hermétique divisée en sept opérations « principales et ordinales », le « calcul du produit immense de la poudre de la pierre multipliée », le pentacle de l’Œuvre hermétique, et la description des instruments hermétiques. Le premier de ceux-ci est « le fourneau immortel ou athanor à tour dont l’image exacte est – dit le manuscrit – figurée sur le colosse de saint Christophe, en l’église Notre Dame de Paris [démoli en 1785]. C’est dans l’écuelle ou nid de l’athanor que naît l’œuf philosophique, la divine poudre de projection ».

Autore : Philovite

Collana : "Hermetica" IV

Pagine : 192, numerose ill. a colori e b.n.

Anno di Pubblicazione : 2026

Lingua : Francese

 

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